vendredi 13 novembre 2009

Valeurs ou culture?

Pour élever le débat sur l'identité nationale, disons que si on ôte la mauvaise fois, la débilité et l'aveuglement, il reste un conflit entre trois visions:
-Le multiculturalisme: l'identité ne doit pas être nationale mais communautaire.
-Le nationalisme: l'identité provient de et est l'Histoire du pays, sa culture, sa langue, éventuellement sa religion et son rapport au spirituel (pour le France le catholicisme et une forte et ancienne sécularisation)
-Le républicanisme, le monarchisme et le traditionnalisme: l'identité se résume au valeurs (selon son camp: Liberté, Egalité, Fraternité ou Dieu et mon Roy).

Oublions le multiculturalisme, qui est sous estimé par tout le monde et est probablement notre avenir, pour en revenir aux deux visions de l'identité nationale qu'on oppose un peu vite.
En réalité l'une ne peut aller sans l'autre, pour deux raisons:
-La culture ne s'impose pas, ni aux enfants naturels ni aux enfants adoptés de la mère patrie, elle s'apprivoise et s'assimile avec le temps; si on eut intégrer ou réintégrer dans une nation il faut donc surtout insister sur les valeurs, le reste ne peut que suivre par mimétisme (à condition que la loi du nombre soit en notre faveur)
-Les valeurs se veulent peut être universelles, il n'en reste pas moins qu'elles sont nées d'une culture ou en tous cas que la manière dont elles s'appliquent se rattache à cette culture (cf la laïcité, concept typiquement français alors que la liberté religieuse est présente partout en Occident).

Bref, finallement ce débat me fait penser à une phrase de Chirac, cité par Zemmour:
"là on encule une mouche qui ne nous a rien demandé".

jeudi 12 novembre 2009

Réécriture historique

Où on apprend que le 11 novembre est une fête franco-allemande, probablement parce que les allemands aiment, comme les français, célébrer leurs défaites, voir à ce propos le point de vue enervé et plus ou moins cohérant de Mélenchon: http://www.jean-luc-melenchon.fr/2009/11/11-novembre-deux-lieux-deux-celebrations-deux-significations/

On apprend aussi que lorsqu'on célèbrait encore nos victoires, on discriminait les combattants selon leur origine (quel peuple de salauds ces souchiens!): http://temps-a-venir.blogspot.com/2009/11/11-novembre-8-mai-commemorations.html

On saura enfin que désormais et contrairement à ce que dispose l'article 5 du Code civil qui prohibe les arrêts de règlements (c'est à dire qu'il ôte expréssement au juge le pouvoir législatif) les juges autorise désormais les adoptions homosexuels et puni les obstructions à avortement ex-utero: http://lebaldesdegueulasses.blogspot.com/2009/11/moins-vite.html

Comme dirait LBDD, tout cela va trop vite, déjà qu'en ce moment je ne trouve pas le temps de boucler un seul vrai article! Dommage que ce site ne me rapporte pas d'argent, j'embaucherai bien un pigiste (d'autant plus que la plupart des blogs en liens sont peu productifs ces temps-ci).

lundi 12 octobre 2009

Humour Suèdois

Le prix Nobel de la paix a été attribué à Barack Obama.


Comme je ne vois aucune raison pour que notre messie préféré le reçoive, je dois en déduire que les suèdois ont une sorte d'humour particulier comme l'humour anglais ou l'humour juif (voir le scond OSS 117 pour une définition de l'humour juif qui se rapprocherait de l'humour suèdois).

Je ne dis pas qu'il ne le méritera jamais, mais pour l'instant il n'a rien fait pour le mériter.

Max Robes Roule a une autre théorie sur la question: "Churchill a eu le Nobel de littérature parce qu'il ne pouvait avoir décemment le Nobel de la Paix. Dans le cas d'Obama, c'est un peu le contraire. C'est un peu un prix Nobel de littérature inavouable. Il nous raconte de belles histoires, c'est tout."*

A mettre en relation avec mon opinion sur le prix Nobel de la Paix:
http://flavius-aetius.blogspot.com/2009/02/le-prix-nobel-de-la-guerre.html

*Pour l'ensemble de l'article: http://max-la-terreur.blogspot.com/2009/10/defense-meritocratie-ploutocratie-et.html?showComment=1255339223273#c4365756721597849124

samedi 10 octobre 2009

Belle prose faute de pouvoir concevoir ce qui ne recèle plus de logique

J'ai eu peu de temps ne serait-ce que pour suivre l'actualité, j'ai cependant trouvé cet article qui explique aussi que je n'ai pu la commenté: elle dépasse la raison, non seulement parce que les limites recul mais aussi parce que la cohérence déserte nos contrés.

http://lebaldesdegueulasses.blogspot.com/2009/10/intellectualisation.html

vendredi 25 septembre 2009

Les cotés positifs du nazisme

La diversité est une vraie chance nous dit-on, mais bon ça dépend quelle diversité. La diversité d'opinion par exemple n'est pas très bien vu.
La tolérance aussi est bien cotée, mais à condition qu'elle ressemble davantage à une intolérance de l'intolérance plutôt qu'à une véritable tolérance.

Aujourd'hui, je vais donc enfreindre 2 règles en me faisant l'avocat du diable. Le diable ce n'est pas un type en rouge avec des cornes, ce n'est pas non plus un ange déchu, c'est un allemand d'origine autrichienne dont le nom commence par "H" et fini par "itler".
Vous allez grâce à moi pouvoir rendre hommage au génie d'Adolf autrement que par de douteuse référence à son best seller ou à ses toiles.
En ces temps où nous découvrons stupéfait que le capitalisme est un régime odieux et corrompu dans lequel des patrons blancs exploitent des ouvriers divers qui sont une chance pour nous, nous comprenons enfin qu'il faut plus d'Etat et plus de règlementation dans le secteur bancaire et financier. Dans cette optique la France se félicite d'avoir une longueur sur la sauvagerie américaine en ayant adopté il y a longtemps déjà, le principe d'un plan comptable général légal et uniforme pour toutes les entreprises, ce qui notament rend un peu plus difficile (un peu seulement) les fraudes.
Eh bien, cette fantastique avancée centralisatrice nous la devons à... Adolf Hitler, sur lequel le front populaire a copié.

Nous le savons désormais la solution au capitalisme sauvage, c'est le nazisme. Enfin c'est ce que devraient penser les amis de Besancenot.

jeudi 24 septembre 2009

Fromage et déssert chez fromage plus

excellent fromage comme d'habitude:
http://fromageplus.wordpress.com/2009/09/22/et-papatati-et-papatata/

samedi 19 septembre 2009

Malevil: La survie plutôt que la justice

J’ai regardé tout à l’heure le film « Malevil » tourné en 1981, avec Michel Serrault, Jean-Louis Trintignant et Jacques Villeret, il est tiré du roman du même nom écrit en 1972 par Robert Merle. Malevil raconte l’histoire d’un groupe de survivant à un holocauste nucléaire en s’intéressant plus à la renaissance d’une société et aux changements tant moraux que sociaux, politiques ou religieux qu’elle subi par nécessité qu’au personnage et à leur péripétie.
Au fond la bombe et les personnages ne sont presque que le prétexte d’une analyse ethnologique, mais cela ne rend pas les personnages moins intéressant ou attachant car leurs caractère en sont d’autant travaillés et l’auteur n’a pas à se forcer pour éviter le pathos qui forme la matière de la plupart des romans d’aujourd’hui.

On peut voir dans l’évolution du petit groupe de survivant, une thèse marxiste : l’état de l’économie détermine la structure politique et sociale de la « cité » de Malevil. Ainsi Malevil est un château isolé qui doit affronté la raréfaction des ressources, la disparition de la possibilité d’user d’outil techniquement élaborés, notamment du fait de l’absence d’énergie (essence et électricité) de produit chimique (les fusils sont utilisés parcimonieusement parce qu’ils ne savent pas produire de poudre), ils sont soumis aux aléas du temps comme l’étaient les paysans du grand siècle, et doivent se prémunir contre les menaces que représentent les autres survivants, affamés, fou, violent, quelque fois les trois à la fois.
Les conséquences de ces faits nouveaux qui pèsent sur ces français du XXème siècle, sont selon l’auteur que le régime politique devient plus autoritaire et autocratique, que l’individualisme disparaît (voire la propriété privée), l’équilibre homme/femme tant sur le plan des rapports sociaux, que du travail, des rapports sexuels, de l’exclusivité et de la reproduction est complètement bouleversé et plusieurs solutions inimaginables aujourd’hui sont adoptés avec l’assentiment de tous (et toutes !) pour garantir paix, prospérité et reproduction.

Je n’ai parlé ici que de généralités, je ne vais pas raconter l’histoire de ce livre car j'en recommande la lecture*, je ne veux donc pas en révéler l’intrigue qui est passionnante (500 pages qu’on lit en une journée), mais je vais tout de même aborder un épisode qui est à mettre en lien avec la situation actuelle de la France et la fameuse phrase de Rocard sur la misère du monde** :
Alors que les récoltes commencent à peine à pousser et que l’espoir renaît avec elle, Les habitants de Malevil rencontrent pour la première fois d’autres survivants. Ceux-ci sont irradiés et affamés et ils rampent dans les jeunes blés en dévorant chaque morceau d’épis, anéantissant au passage les chances de Malevil de tenir après la fin de ses réserves d’avant la catastrophe. Les hommes tentent de les effrayer, mais l’effet de coup de fusil en l’air est à peu près nul quand il s’adresse à des squelettes à moitié calcinés, nus et dont il ne subsiste de l’âme que l’instinct de survie. Alors le plus jeune du groupe, Momo, un attardé mental, tente d’arrêter un des nouveaux venu avec fermeté, mais sans arme, il est tué sur le champ par celui-ci d’un coup de fourche. Avec Momo meurt les derniers scrupules des Maleviliens qui abattent un à un les visiteurs.
Cette visite a appris aux personnages qu’ils n’étaient pas seuls, mais aussi que cette nouvelles qu’ils espéraient tant n’en était pas une bonne : les autres survivants ne sont pas des frères humains comme chaque habitant du château, ce sont des concurrents dans la course pour la survie, des prédateurs pour les animaux de la ferme, ils ne sont plus que les membres d’une tribus sinon ennemis au moins rivale.
S’ensuit une discussion entre les membres de la communauté sur la légitimité de ce qu’ils viennent de faire sous le coup de l’émotion de la mort de Momo. Ils ont tué de sang-froid plus d’une dizaine d’hommes qui n’avaient fait que manger. Un an auparavant un juge de mauvaise humeur les aurait condamné à une journée de travaux d’intérêt général, et un de bonne humeur les aurait acquitté au nom de « l’état de nécessité », largement constitué en l’espèce.
Les Maleviliens ne se font aucune illusions sur le rôle de Momo, ils ont conscience qu’il ne leur a servi que de prétexte, qu’il n’a fait que permettre la réaction grâce à l’émotion qu’il a provoqué par son sacrifice, ils savent et savaient déjà en actionnant leurs armes que l’enjeu était bien de protéger les récoltes et de s’en garantir l’exclusivité. Les meurtres qu’ils ont commis étaient donc des meurtres égoïstes, visant à protéger des biens, il ne s’agissait pas d’une légitime défense au sens stricte. Ils finissent cependant par faire admettre à leurs consciences que sans cela ils seraient mort de faim quelque mois plus tard.

Le parallèle avec la situation de la France peut être fait de manière évidente et de plusieurs manières, je me concentrerai sur une seule. L’immigration va détruire la culture française par le simple jeu de la démographie et d’une assimilation défaillante (et qui n’est plus souhaité par personne), c’est peut être un drame, mais ce n’est pas un crime et ceux qui réalisent cela –les immigrés- ne sont pas fautifs de ce qu’ils font. D’un autre coté, en France, la criminalité est liée de manière indiscutable*** à l’immigration.
L’ampleur de l’immigration et la manière dont elle se passe (ghettos, non-assimilation, haine de la France et ressentiment colonial…) tueront à terme ce pays ; je veux dire qu’il existera toujours, qu'il s’appellera peut être encore la France, mais qu'il aura changé de nature, notre France sera morte. Cela c’est les morts-vivants qui mangent les blés pas murs dans Malevil.
D'un autre coté, la criminalité cela nous émeut, mais -je suis peut être insensible au problème des banlieues- ce n'est qu’une piqûre de moustique dans le flan de la France et de son peuple. D’ailleurs ce problème pourrait être résolu relativement vite à condition d’y mettre les moyens et d’employer des solutions pas trop modérées. Cela c’est le coup de fourche dans le torse de Momo.

Les deux phénomènes sont liés, mais le second est petit et superficiel et ne peut servir qu’à nous réveiller brutalement de notre torpeur, de nos scrupules, quoiqu’il arrive le vrai problème c’est le premier même s’il peut paraître indolore, lointain, abstrait ou hypothétique.
Il faut aussi repréciser : les immigrés ne sont pas coupables de l’immigration, ils ne sont pas méchants ou mauvais, mais cela ne rend pas pour autant ce qu’ils font souhaitables ou sans dommages pour nous et nos intérêts.


*Je dis bien le livre ; le film est assez mauvais, bien que je m’appuis davantage sur lui que sur mes souvenirs du livre pour écrire cette note.
**Mes excuses à Pierre Robes-Roules : « La France ne peut accueillir toute la misère du monde, mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part» Michel Rocard.
***Il est indéniable qu’elle y est liée. Quant à l’importance, la nature et la complexité de ce lien il n’est pas le but de mon propos présent de le dire. Pour plus d’éclairage sur cette question : http://www.dailymotion.com/relevance/search/xavier+raufer/video/x9k2d3_xavier-raufer-colloque-sur-la-secur_news