dimanche 21 décembre 2008

Si je n'étais français, je voudrais être japonais.


Je suis un patriote, au sens fort, charnel du terme. Cela n’a pas toujours été vrai, ou conscient, ainsi quand j’étais petit et que je jouais à la guerre (je suis un garçon, que voulez-vous ?) j’étais toujours un américain. J’étais d’ailleurs toujours contre les allemands.

Et puis un jour quelque chose s’est passé. J’étais dans le TGV entre Londres et Paris, je revenais de deux semaines de voyage linguistique en Angleterre. Dans la première partie du trajet des cieux sombres éclairaient sans grand enthousiasme (mais les cieux anglais sont toujours un peu déprimés) une campagne de bois épais et bocage et des villes de briques dont nous excuserons la laideur en nous rappelant le Blitz. Ensuite arrive le tunnel dont la description des paysages ne représente aucun intérêt. Et puis, en sortant du tunnel, le train déboule dans la campagne du Calaisis. Un soleil radieux éclaire une campagne d’openfield jaune et vert clair ou le regard peut se poser loin (ce qui est reposant surtout en train).

Suis-je juste un homme sensible au temps et au paysage et qui tire des conclusions hâtives d’impression immédiate et isolé ? Je ne sais pas. Toujours est-il que c’est ce jour là, à cet instant précis, que j’ai ressenti comme un coup de foudre pour la France.

Certes je l’ai ressenti après avoir eu le mal du pays et un séjour dans la perfide Albion, mais j’ai remarqué que cela n’avait jamais empêché d’apprécier, voir d’admirer d’autres pays, et d’autres cultures.
Le Japon notamment m’a toujours fasciné. Ce mélange relativement réussi entre modernité/occidentalisation (difficile de faire la part des choses) et sauvegarde des traditions et de ce qui provient du passé.
Et puis cet esprit chevaleresque poussé à l’extrême avec le bushidô…

Un ami m’a dit un jour à propos du Japon : « les japonais ce ne sont pas les meilleurs, ni les plus intelligents, ni les plus beaux, ni les plus fort, mais c’est parce qu’ils sont les plus volontaires qu’ils ont dépassé, et de loin, le sort que leur réservait l’histoire avant le Meiji.

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