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mardi 10 mars 2009

Tout le portrait de son âme.


Je suis tombé l’autre jour nez à nez avec Roger Karoutchi.
Cet homme est laid. Pas simplement « pas beau », non, vraiment laid. Laid dans le sens que son visage n’inspire rien d’agréable sauf peut être de la pitié pour les épreuves qu’il dû traverser (la Méditerranée ?). Sa laideur s’entend même au sens métaphysique. Je veux dire par là qu’elle cache quelque chose, qu’elle est le reflet de son âme.

En le regardant j’ai donc pensé à deux romans : Dr Jeckyll & Mr Hide de Stevenson et Le portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde.
Ces deux romans ont en commun de voir le visage comme le reflet de l’âme, de sa pureté, de ses tourments, et même de son histoire.

Dans le premier roman un médecin, Jeckyll, bien sous tout rapport et notamment sur le plan physique se transforme en son exact opposé : Hide. Hide est méchant, Hide est sauvage, mais ce qui nous intéresse c’est que pour symboliser tout cela Hide est hideux.
Dans le second roman, les outrages du temps et les souillures des actes qui marquent l’âme s’inscrivent sur le portrait d’un jeune bourgeois plutôt que sur son visage. Dorian Gray semble donc toujours aussi doux, innocent et jeune.

Je ne connais pas Roger Karoutchi. Je ne connais pas sa vie, ni son âme. C’est probablement quelqu’un de très bien.
Certaines choses qu’il fit me le rendent désagréable -comme son coming out politicien-, tandis que d’autres devraient attirer ma sympathie. Ainsi dit-on de lui que tous les jeunes ambitieux qui couchent avec lui virent à droite (enfin passe du PS à l’UMP, je vous laisse juger de l’ampleur du virage) ; voilà un prosélytisme qui ne devrait pas me déplaire.
Mais à le regarder je pense à Dorian Gray, ou plutôt au portrait de celui-ci. Si on valide l’hypothèse de Stevenson et Wilde selon laquelle le visage est le reflet de l’âme alors celle de Karoutchi est aussi noire que son visage est laid et son parcours politique insignifiant.

vendredi 16 janvier 2009

Les Romantiques sont à droite, les consommateurs sont à gauche.


Je suis nostalgique, j’aime l’Histoire car elle me dépayse. Petit je la parcourais, c’était un pays mythique où vivaient héros et monstres.
Que vaut la vie quand on n’est pas Jean Moulin et qu’il n’y a plus d’Hitler. Le monde est désenchanté lorsqu’il est un havre tranquille d’abondance.
Un jour j’ai trouvé un courant qui me faisait penser à ma sensibilité (on peut être un homme, de droite et avoir un cœur sensible…non ? tant pis). Ce courant c'est le Romantisme.

On dit des romantiques qu’ils sont nés trop jeune dans un monde trop vieux. C’était cette génération si féconde en artistes et en écrivain qui fut bercé par les récits de l’époque des révolutions et des guerres d’empire. Pendant ce temps ils vivaient dans une Europe dominée par des rois autoritaires qui avaient vaincu la Révolution, la France et les rêves démocratiques et nationaux des peuples.

Le romantisme a marqué la première génération née dans l’ère du nationalisme et de la démocratie. Or la droite d’aujourd’hui c’est la première génération depuis la fin du XIXème à être minoritairement en faveur du système de démocratie représentative des Etats-Nations.

Les romantiques sont nostalgiques des temps sombres où on devait se battre ; des temps où il y avait un place pour l’héroïsme.
Le romantique c’est celui qui n’a pas faim et n’a pas de guerre à livrer, c’est un homme qui s’ennuie et donc se désespère. Il cherche une transcendance, une raison de vivre car il n’est pas en état de survie.

C’est là que se trouve le point commun fondamentalement entre la droite des valeurs et le romantisme ce sont deux mentalités fondamentalement antimatérialistes. C’est pour cette raison que les gens qui sont à droite par valeur s’oppose autant aux libéraux qu’aux trotskistes, car ceux-ci ne se préoccupent que d’égalité ou de richesse tandis que nos néoromantiques ne cherchent qu’à dépasser ces questions d’approvisionnement.