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samedi 25 avril 2009

Zohra Dati serait chrétienne?


J'apprend ici (http://fr.news.yahoo.com/67/20090423/ten-rachida-dati-nicolas-sarkozy-parrain-3f728ab.html) que Sarko serait (ou sera) le parrain de Zohra Dati.
Les journalistes se focalisent sur cette info par très surprenante connaissant la place de Sarko dans la vie de la mère et surtout l'arrivisme de celle-ci. En revanche moi ce qui me surprend c'est que Zohra ait un parrain. Or qui dit parrain dit baptème et il n'existe pas à ma connaissance de baptème autre que chrétien.

Bien sûr il y a le pastiche jacobin, le "baptème civil" qu'on entend souvent appelé "baptème citoyen*". D'ailleurs je ne comprend pas bien la signification de ce "baptème"; si on se réferre aux chrétiens le but d'un baptème c'est de marquer l'entrée d'une personne dans la communautée, donc ce doit être une sorte de baptème national qui marquerait l'entrée d'un bébé français ou d'un naturalisé dans la communautée nationale.

Mais voilà en dehors de certains anticléricaux et de clandestins ces baptèmes n'ont jamais eu un grand succès, notament dans "l'élite" parisienne. Donc je dois supposer que Zohra sera baptiser à l'Eglise et comme Rachida est -parait-il- musulmane j'en déduis donc que le père de Zohra est chrétien.


Voilà qui rafermit la piste espagnole...



* Car les idiots qui les pratiquent n'ignorent pas seulement l'Histoire, mais aussi la langue et ne savent donc pas que "citoyen" n'est pas un adjectif et ne saurait remplacé "civil" ou "civique".

jeudi 12 mars 2009

La bourse, la vie, les rêves et le statut de la fonction publique

Réponse à Thomas

Autrefois le progressisme consistait à agir pour changer le monde. Il s'agissait de passer de ce monde imparfait à un monde moins imparfait, plus heureux, des lendemains qui chantent...tout ça...
Désormais le progressisme chante la vie, danse la vie. Il nous explique que le monde est formidable que le vouloir différent c’est être facho.
Autrefois la droite était conservatrice parce qu'elle voulait garder ses acquis bourgeois et était prudente face au changement, pensant que celui-ci avait autant de chance d'amener des malheurs que plus de bonheur. Désormais la critique vient de la droite, elle est double.

-Il y a une d'une part la critique réformiste c'est à dire libéral et gestionnaire. Elle est matérialiste et ne se préoccupe que de consommation, d'économie, d'impôts, du nombre de fonctionnaire et de l'efficacité des services publics, quelque fois même de l'emploi.
-Et d'autre part il y a la critique réactionnaire, qui critique l'autre face du monde qui déraille, celle des mœurs, des identités et de la nation, de l'éducation et de la culture.

Le problème de la gauche est qu'elle n'est plus qu'un ensemble d'idiots sans prise sur la réalité ou au contraire de cyniques tellement accrochés à la réalité qu'ils ne veulent en aucun cas la voir changer. D'un coté des étudiantes rêveuses entretenue par papa, de l’autre des fonctionnaires et des élus locaux entretenu par l’Etat.

Sarkozy a gagné parce qu'il a fait la jonction entre les deux droites. Il perd des points depuis qu'il a abandonné les réacs pour n'être que réformiste/libéral.
Aujourd'hui qu'il n'est plus libéral il ne lui reste plus qu'à devenir socialiste pour plaire à l'électorat de gestion: les fonctionnaires, d'où le fait que 'ouverture qui n'était au début qu'un coup de com' devient de plus en plus le fond de sa politique (cf la diversité, le statut du beau parent...).

vendredi 9 janvier 2009

Tendre la main et se faire bouffer le bras


C'est le genre de chose qui arrive régulièrement aux bonnes poires. Et qui devrait arriver moins souvent à un gouvernement efficace et relativement habile.
En effet, dès 2007 le ministre de l'Education Nationale (comme si l'Etat devait prendre à sa charge autre chose que l'instruction) avait reçu pour mission de réformer le système (le fameux mammouth – celui qui est graisseux, pas celui qui écrase les prix). Il a alors oeuvré pour proposer une réforme du lycée qui aurait dû débuter avec une « nouvelle seconde » dès septembre 2009... pour aboutir au « nouveau bac » en juin 2012 et être ainsi sûr que le lycée aura fini sa mue pour (à peu près) la fin du quinquennat.
Au programme de la réforme se trouvait une disparition des filières (ES, L, S...) pour laisser place à un système plus souple de « modules », plus d'accompagnement individualisé, notamment en matière d'orientation ou encore une semestrialisation de l'année. Bref, quelques cataplasmes pour essayer de rendre un peu plus performant un système gangréné par les corporatismes, et où les vraies vocations sont de moins en moins nombreuses.
Mais voilà que, comme à leur habitude, les lycéens, invités par on ne sait qui (?), ont émis l'idée de s'opposer à la réforme. Ni une ni deux le ministre à dû annoncer un report d'un an au moins de la réforme, incité à coup sûr par le « palais » à montrer que le gouvernement est prêt à écouter les gauchistes, même ceux qui n'ont rien à proposer (les organisations syndicales de gauche, UNL et FIDL avaient en effet signé le document d'orientation de la réforme, orientation à laquelle elles projetaient de s'opposer). Sauf que nos amis lycéens n'avaient pas encore eu l'occasion de prendre du bon temps dans les cortèges déambulant entre Nation et République (bon, c'est vrai, l'itinéraire peut parfois changer).
Vous n'imaginez pas que les lycéens vont accepter de ne pas pouvoir manifester ? Ils ont simplement changé de « mot d'ordre » (je parlerais plus volontiers de « mot de désordre »), demandant le « retrait définitif » de la réforme - apparemment ils se satisfonts d'être plus d'un sur deux à échouer en première année à la fac – ou encore la non-suppression des postes prévue pour s 'adapter à la démographie.
Conséquence : le gouvernement a certainement perdu une chance de réformettiser le lycée et il s'est en plus montré faible face à la gauche protestataire ; le bilan n'a rien de grandiose...
Peut-être certains n'avaient pas compris que les lycéens aiment la marche à pieds dans des cortèges où sont lancés des slogans débiles. Ils intégreront ça dans leurs nouveaux programmes faits pour plaire à la gauche (ce qui ne devrait avoir aucun effet). Certains se demanderont sûrement encore plus d'une fois quelle est la couleur du gouvernement en place.